
Quand tu t’es approchée de moi, tout à l’heure, c’est comme si la vie s’était rallumée. C’est pour cette raison que je dois t’écrire, pour entendre ta voix remuer en moi. J’ai besoin de ton amour comme le soleil a besoin du ciel.
Pierre Augier est infirmier. Issu d’une lignée paysanne où l’orgueil des terres et les injonctions familiales occupent tout l’espace, il s’efface jour après jour jusqu’à n’être plus qu’une présence utile. Seul l’amour lui permet encore de vivre, d’espérer en des jours meilleurs. Alors, il se met à écrire. Entre deux gardes à l’hôpital, dans la grange… Jamais il ne cessera de s’adresser à celle qu’il nomme l’Autre. Mais qui est cette présence aimée ? Est-elle réelle ? Fantasmée ?
Ailleurs, un homme privé de liberté cherche également à tenir debout par les mots. Du fond de sa cellule, il écrit, lui aussi, à l’Autre. Lettre après lettre, il tente de préserver ce qui reste d’humanité, d’amour et de mémoire.
Mêlant une langue à la Giono à une intrigue à la Simenon, Giuseppe Santoliquido interroge les thèmes qui lui sont chers : l’amour, la loyauté, la culpabilité. Un roman auquel on pense longtemps après l’avoir refermé.
En précommande : expéditions à partir du 20 mars 2026
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